Ces ultimes terres agricoles qui résistent encore à la bétonisation du « grand Paris »

Si tout le monde décide d’avoir des rues bétonnées, des souterrains, des villes où l‘on ne ressent même plus «l’émotion que peut nous procurer notre Nature ( et si c’était que ça… ! ) », que deviendront nos futures générations vis-à-vis des nombreux dégâts que la Terre à subit ? Là est la première question des agriculteurs qui proteste contre EUROPACITY :

un nombre innombrable de question peut venir englober une cause, la quasi-totalité des personnes en France vivent désormais dans «des habitations bétonnées.» Nous vous parlerons D’Europacity ultérieurement.

Ces ultimes terres agricoles qui résistent encore à la bétonisation du « grand Paris »

Ils cultivent du blé, du colza, du thym, vivent au rythme des saisons, se plient aux caprices de la nature. Mais leur horizon, c’est les avions, l’autoroute et Leroy-Merlin. Au nord-est de Paris, 700 hectares ont miraculeusement échappé à un demi-siècle de bétonisation. Dernier projet en date : EuropaCity. Ce gigantesque centre commercial et de loisirs signera-t-il la fin du grenier à blé parisien ? Le Collectif pour le Triangle de Gonesse refuse de s’y résoudre et organise le 21 mai un grand rassemblement à l’endroit où les travaux sont censés débuter dans quelques mois.

De larges balafres traversent le champ de blé sur plusieurs dizaines de mètres. Des traces de roues profondes laissées par un camion servant à faire des relevés géologiques. Le ballet des engins de chantiers a commencé début novembre sur les terres cultivées par Jacques Proix. « Oh l’chantier, oh là là… J’vais m’amuser pour reprendre ça au printemps ! » L’agriculteur de 58 ans n’était pas retourné sur cette parcelle depuis plusieurs jours. Casquette à rayures sur le crâne et veste polaire grande ouverte, il observe, incrédule, cette scène de désolation. Il sait pourtant qu’il n’est plus chez lui ici depuis cet avis d’expropriation trouvé dans sa boîte aux lettres il y a quelques mois. Maigre consolation, il pourra continuer à cultiver cette terre jusqu’au lancement des travaux. Alors, en cette fraîche matinée de février, cet homme placide et réservé laisse éclater sa colère. « Regardez ! Ils ont laissé du plastique partout, c’est dégueulasse ! »

Pour voir l’article en grand format, cliquez https://spark.adobe.com/page/Sxx3gfCzEEhvW/

Sur cette parcelle située au milieu du Triangle de Gonesse – 700 hectares de terres agricoles au nord-est de Paris –, une nouvelle gare de métro et de RER doit voir le jour. Pas n’importe laquelle : celle où est censée affluer, en 2024, une partie des 31 millions de visiteurs – deux fois plus que Disneyland Paris – attendus chaque année à EuropaCity. A la fois centre commercial et parc de loisirs, EuropaCity est un concept « unique au monde », s’enorgueillit son promoteur Immochan, filiale du groupe Auchan. Autour de cet espace aux allures futuristes graviteront un quartier d’affaires et des hôtels. Présenté comme un modèle d’architecture « écoresponsable », le projet de 3,1 milliards d’euros s’inscrit dans un vaste plan d’aménagement du Triangle de Gonesse porté par le Grand Paris. Un plan qui détruirait au total 280 hectares de terres parmi les plus fertiles d’Ile-de-France.

Lire la suite : https://www.bastamag.net/Ces-ultimes-terres-agricoles-qui-resistent-encore-a-la-betonisation-du-grand