Le subliminal : Partie 2

Suite « Le Subliminal au sein de notre société » Partie 1.

Messages  humoristiques et parodiques :

Le manuel du logiciel de conversion de son SoX indique en plaisantant que la fonction « reverse » a été « incluse pour découvrir des messages subliminaux sataniques ».

Le groupe Styx, accusé d’avoir produit des chansons contenant des messages sataniques, inclut un véritable message caché dans son album Kilroy Was Here : « Annuit Coeptis, Novus Ordo Seclorum ».

Le backmasking est régulièrement utilisé pour dissimuler un message comique ou parodique dans une chanson.

La face B du single de Napoleon XIV They’re Coming to Take Me Away Ha-Haaa! (1966) se composait d’une version inversée de la chanson tout entière, intitulée !aaaH-aH ,yawA eM ekaT oT gnimoC er’yehT.

Le single se classa troisième aux États-Unis et quatrième au Royaume-Uni.

Dans sa chanson Nature Trail to Hell (1984), Weird Al Yankovic déclare à l’envers « Satan eats Cheez Whiz » (« Satan mange du Cheez Whiz », un condiment à base de fromage).

On peut encore trouver un exemple de message humoristique dans la chanson No Anchovies, Please du J. Geils Band (1980), dans laquelle une voix affirme que « It doesn’t take a genius to tell the difference between chicken shit and chicken salad » (« Pas besoin d’être un génie pour faire la différence entre une merde de poulet et une salade de poulet »). Suite à leur implication dans la controverse satanique des années 1980, Electric Light Orchestra et Styx produisirent des chansons qui moquaient les attaques qu’ils avaient subies. Accusés d’avoir inclus des messages sataniques sur leur album Eldorado (1974), ELO inséra deux véritables messages cachés dans leur album suivant, Face the Music (1975)

: Down Home Town commence avec une voix répétant deux fois (à l’envers) « Pass the mighty waterfall » (« Franchissez la majestueuse cascade »), et l’instrumental Fire On High contient un message caché disant « The music is reversible, but time is not. Turn back! Turn back! Turn back! »

(« La musique peut être inversée, mais pas le cours du temps. Demi-tour ! Demi-tour ! Demi-tour ! ».) En 1983, ELO sortit un album entier, Secret Messages, en réponse à la controverse, contenant d’innombrables messages cachés, parmi lesquels « Welcome to the big show »(« Bienvenue au grand spectacle » ; deux fois), « Thank you for listening » (« Merci d’écouter »), « Look out, there’s danger ahead » (« Attention, danger en vue »), « Hup two three four » (« Hop deux trois quatre »), « Time after time » (« De temps à autres ») ou « You’re playing me backwards » (« Vous êtes en train de m’écouter à l’envers »).

La même année, Styx sortit l’album Kilroy Was Here, qui évoque un groupe appelé « Majorité pour la Morale Musicale » qui rend le rock illégal.

- Affiche Française du film "This is it" Michael Jackson Octobre 2009 -

Un autocollant sur la pochette de l’album indique que « sur ordre de la Majorité pour la Morale Musicale, cet album contient des messages cachés », et la chanson Heavy Metal Poisoning contient effectivement, à l’envers, les mots « Annuit Coeptis, Novus Ordo Seclorum » (« Dieu a favorisé nos entreprises ; un nouvel ordre pour des âges »), des expressions présentes au revers du Grand sceau des États-Unis d’Amérique que l’on retrouve sur le billet américain de un dollar.

Toujours en 1983, l’album d’Iron Maiden Piece of Mind inclut également un message caché en réponse aux accusations de satanisme portées à l’encontre du groupe54. Entre les chansons The Trooper et Still Life, le batteur Nicko McBrain imite Idi Amin Dada, puis rote. Certains messages s’adressent directement à l’auditeur qui écoute la chanson à l’envers, en se moquant de lui. Dans sa chanson I Remember Larry, « Weird Al » Yankovic déclare : « Wow, you must have an awful lot of free time on your hands » (« Ouah, tu dois terriblement t’ennuyer »).

De la même façon, la chanson Detour Through Your Mind des B-52’s contient le message « I buried my parakeet in the backyard. Oh no, you’re playing the record backwards. Watch out, you might ruin your needle. »

(« J’ai enterré ma perruche dans l’arrière-cour. Oh non, vous jouez le disque à l’envers. Faites attention, vous pourriez abîmer votre tête de lecture »). Le groupe de rock chrétien Petra inclut dans sa chanson Judas Kiss le message « What are you looking for the devil for, when you ought to be looking for the Lord? » (« Pourquoi cherchez-vous le diable alors que vous devriez chercher le Seigneur ? »). Le groupe Mindless Self Indulgence sortit une chanson intitulée « Backmask » contenant les paroles (à l’endroit) :

« Play that record backwards / Here’s a message yo for the suckas / Play that record backwards / And go fuck yourself » (« Jouez cette chanson à l’envers / Voici un message pour les branleurs / Jouez cette chanson à l’envers / Et allez vous faire foutre »). Les messages à l’envers dans la chanson contiennent notamment « clean your room », « do your homework », « don’t stay out too late », and « eat your vegetables » (« range ta chambre », « fais tes devoirs », « ne sors pas trop tard », « mange tes légumes »). La technique du backmasking a également été parodiée en 2001 dans un épisode de la série Les Simpson intitulé « Bart et son boys band« . Bart Simpson rejoint un Boys band, appelé Party Posse, dont la chanson « Drop da Bomb » (« Lâche la bombe ») contient à plusieurs reprises les paroles « Yvan eht nioj » (« Suov-zegagne »).

Lisa Simpson se doute de quelque chose, joue la chanson à l’envers et découvre le message « Join the Navy » (« Engagez-vous » dans la version française), ce qui l’amène à réaliser que le boys band a été recruté pour former un outil de recrutement subliminal pour la marine américaine.

Messages critiques ou explicites

Frank Zappa utilisa la technique du backmasking pour éviter la censure.

La technique du backmasking a aussi été utilisée pour enregistrer des phrases trop critiques ou explicites pour être incluses dans la version jouée à l’endroit. Frank Zappa utilisa cette technique pour éviter la censure de sa chanson « Hot Poop » de l’album We’re Only in It for the Money (1968).

La chanson contient à la fin de sa face « A » le message à l’envers

« Better look around before you say you don’t care. / Shut your fucking mouth ’bout the length of my hair. / How would you survive / If you were alive / shitty little person? » (« Jette un coup d’œil avant de dire que tu t’en fous, ferme ta putain de gueule à propos de la longueur de mes cheveux, comment survivrais-tu, si tu étais vivante, petite personne merdique »).

La vulgarité de ces vers, écrits à l’origine pour la chanson « Mother People », a été censurée par Verve Records dans cette dernière.

Zappa a donc réécrit ces vers, les a inversés, et les a réintroduits ailleurs dans l’album, à la chanson « Hot Poop » (bien que même dans la version à l’envers, le mot « fucking » soit censuré).

On peut trouver un autre exemple dans l’album Amused to Death (1991) de Roger Waters, où Waters enregistra un message à l’envers, probablement critique contre le réalisateur Stanley Kubrick qui lui avait refusé d’enregistrer un échantillon de bruit de respiration dans son film 2001 : l’odyssée de l’espace. Le message se trouve dans la chanson « Perfect Sense Part 1 », où la voix de Waters chante à l’envers « Julia, however, in light and visions of the issues of Stanley, we have changed our minds. We have decided to include a backward message, Stanley, for you and all the other book burners » (« Julia, cependant, à la lumière et à la vue des problèmes avec Stanley, nous avons changé d’avis. Nous avons décidé d’inclure un message à l’envers, Stanley, pour toi et tous les autres brûleurs de livres »).

Censure :

La technique du backmasking est également utilisée pour censurer des mots ou des phrases jugées inappropriées pour les versions radio edit et les albums plus « courtois ». Par exemple, la version épurée de l’album The Score des Fugees contient plusieurs grossièretés dans la version à l’envers. Ainsi, lorsque l’album est joué à l’envers, les mots censurés peuvent être clairement entendus au milieu du charabia. Par exemple, appliquée au mot « shit » (« merde »), ce type de backmasking donne un son proche de « ish ». En conséquence, « ish » est devenu un euphémisme pour « shit ».

En 2011, dans la chanson de Britney Spears « Till the World Ends« , Spears chante « if you want this good shit » (« si vous voulez cette bonne merde »), mais sur la version officielle « shit » est inversé pour obtenir le son « ish », et on entend donc « if you want this good ish » (« si vous le voulez assez bien »). La technique du backmasking est également utilisée pour censurer le mot « joint » dans le clip de la chanson « You Don’t Know How It Feels » de Tom Petty, ce qui donne le vers « Let’s roll another tnioj » (« Roulons-nous un autre tnioj »).

Cas judiciaires :

Le tueur en série Richard Ramirez, pendant son procès en 1988, prétend que la musique d’AC/DC, et plus particulièrement la chanson « Night Prowler » de l’album Highway to Hell l’a inspiré à commettre des meurtres. David John Oates, un défenseur des théories pseudo-scientifiques liées aux messages à l’envers, prétendit que la chanson « Highway to Hell« , sur le même album, contient des messages en backmasking dont

« I’m the law » (« Je suis la loi »), « my name is Lucifer » (« Mon nom est Lucifer »)

et « She belongs in hell » (« elle appartient à l’enfer »).

Le guitariste d’AC/DC Angus Young répondit que « vous n’avez pas besoin de jouer [l’album] à l’envers, parce que nous ne cachons jamais [les messages].

Nous pourrions appeler un album Highway to Hell, au moins ce serait assez clair pour eux ». En 1990, le groupe anglais de heavy metal Judas Priest a été poursuivi en justice dans une affaire de pacte suicidaire entre deux jeunes hommes au Nevada. Les avocats des familles des victimes prétendirent que l’album du groupe Stained Class contenait des messages cachés, dont le message subliminal (et à l’endroit)

« Do it » (« fais-le »), dans la chanson « Better by you, Better than me » (une reprise de la chanson du groupe Spooky Tooth), et plusieurs messages subliminaux dans la technique du backmasking.

Le cas a été jugé sans suite pour manque de preuve que Judas Priest a utilisé des messages subliminaux dans leur chanson, et le juge précisa que « les recherches scientifiques présentées n’établissent pas que les stimuli subliminaux, même s’ils sont perçus, peuvent induire des comportements de cette amplitude.

Il existe d’autres facteurs qui expliquent la conduite des victimes, et qui sont indépendants d’éventuels stimuli subliminaux ».

Les membres du groupe Judas Priest commentèrent en disant que s’ils avaient souhaité inclure des messages subliminaux, en inclure qui mènent à la mort de leurs fans serait contre-productif, et ils préféreraient insérer des messages du type « achetez plus de nos disques ».

Scepticisme :

Le sceptique Michael Shermer prétend que l’émergence de phénomènes issus de la légende sur la mort de Paul McCartney, dont le prétendu message à la fin de la chanson « I’m So Tired« , était due à une perception faussée d’un cadre de représentation. Shermer explique que le cerveau humain a évolué avec un sens inné très fort pour la reconnaissance de formes, qui était nécessaire pour filtrer la grande quantité de bruit dans l’environnement de l’Homme, mais que ce sens conduit aujourd’hui à des faux positifs. Le professeur en psychologie de l’Université Stanford Brian Wandell postule que l’observation de messages inversés est une erreur venant de ces capacités de reconnaissance de formes, et explique que les théories sur la persuasion subliminale sont « bizarre » et « non crédibles ».

Les rumeurs de backmasking dans la musique populaire sont décrites comme des paréidolies auditives.

James Walker, président du groupe de recherche chrétien Watchman Fellowship, déclare

que « vous pouvez prendre une hymne chrétien, et si vous le jouez à l’envers suffisamment longtemps et à différentes vitesses, vous pouvez faire dire à cet hymne ce que vous voulez ».

Le publicitaire de Led Zeppelin BP Fallon soutient cette idée, en avançant que « vous pouvez jouer n’importe quoi à l’envers, vous trouverez quelque chose ». Eric Borgos, du site internet talkbackwards.com, avance que « mathématiquement, si vous écoutez suffisamment longtemps, à un moment vous trouverez quelque chose », alors que Jeff Milner, du site de backmasking jeffmilner.com, ajoute :

« La plupart des gens, lorsque je leur fais écouter le site, disent qu’ils n’arrivent pas à comprendre quoi que ce soit, jusqu’à ce que, bien sûr, je leur montre les paroles inversées ».

L’ingénieur du son Evan Olcott déclare que les messages à l’envers par des artistes comme Queen et Led Zeppelin sont des coïncidences, où les phonèmes chantés ou parlés forment de nouvelles combinaisons de sons à l’envers.  Olcott avance que « en l’état, concevoir ou imaginer des sons à l’envers est presque impossible, et encore plus difficile lorsqu’on essaie de les inclure dans une chanson ».

En 1985, les psychologues de l’université de Lethbridge John Vokey et J. Don Read menèrent une étude à partir du psaume 23 de la Bible, la chanson « Another One Bites The Dust » de Queen et d’autres passages audio fabriqués pour l’expérience. Vokey et Read ont conclu que si le backmasking est bien réel, il est sans effet. Les participants avaient des difficultés à repérer les phrases en backmasking lorsque les morceaux étaient joués en avant, étaient incapables de juger du type de message caché (chrétien, satanique ou commercial) et n’étaient pas enclins à se comporter d’une certaine façon après avoir été exposés aux messages en backmasking.

Vokey conclut que « nous ne pouvons trouver aucun effet de messages créés en backmasking sur le comportements des gens les écoutant, que ce soit consciemment ou non ».

Des résultats similaires à ceux obtenus par Vokey et Read ont été obtenus par D. Averill en 1982.

Une expérience menée en 1988 par T.E.Moore ne trouva « aucune preuve que les gens puissent être influencés, consciemment ou non, par le contenu écouté dans des messages en backmasking ». En 1992, une expérience conclut que l’exposition à des messages en backmasking ne menait à aucun changement significatif du comportement.

Le professeur de psychologie Mark D. Allen explique que « présenter des messages subliminaux par la technique du backmasking et complètement et ridiculement impossible ».

La découverte de messages sataniques à l’envers a été expliquée comme causée par effet expérimentateur. Le Skeptic’s Dictionary explique qu' »on ne comprend probablement pas de messages à l’envers jusqu’à ce que quelqu’un vous le pointe du doigt. La perception est influencée par ce qu’on attend de percevoir, et cette attente est influencée par ce que les autres vous montrent ».

En 1984, S. B. Thorne et P. Himelstein trouvèrent que « lorsque de vagues et inconnus stimuli sont présentés, [les sujets de test] sont très enclins à accepter les suggestions présentées par quelqu’un de prestige et d’autorité ».

Vokey et Read concluent de leur expérience de 1985 que « la présence apparente de messages de messages à l’envers dans la musique populaire est plus fonction de la construction active du percepteur que de l’existence des messages eux-mêmes ».

Accusations :

Parmi les artistes accusés d’utiliser le backmasking, on peut citer :

Led Zeppelin, The Beatles, Pink Floyd, Electric Light Orchestra, Queen, Styx, AC/DC, Judas Priest, The Eagles, The Rolling Stones, Jefferson Starship, Black Oak Arkansas, Rush, Britney Spears et Eminem.

Electric Light Orchestra a été accusé de cacher un message satanique, en utilisant la technique du backmasking, dans son album Eldorado de 1974.

La chanson éponyme, « Eldorado », comportait supposément

« He is the nasty one / Christ, you’re infernal / It is said we’re dead men / Everyone who has the mark will live. » (« C’est lui l’affreux / Christ, tu es démoniaque / Il est dit que nous sommes des hommes morts / Tous ceux qui portent la Marque vivront »).

Le chanteur et parolier du groupe, Jeff Lynne, répondit en appelant ces accusations des « skcollob » (mot inversé pour « bollocks », « sdrabob / bobards » en français), et en expliquant que ce message « est totalement inventé par tous ceux qui disent : ‘C’est ce que ça dit !’. Ca ne dit rien de la sorte ». Le groupe introduisit plus tard plusieurs messages en backmasking dans leurs futurs albums en réponse à ces accusations.

En 1981, le groupe Styx fut accusé le message en backmasking « Satan move through our voices » (« Satan existe par nos voix ») sur leur chanson « Snowblind » de l’album Paradise Theater.

Le guitariste James Young qualifia ces accusations d’ « ordurières » et répondit : « Si nous souhaitons faire passer un message, nous le ferons sous une forme que les gens puissent tous comprendre, et pas sous une forme qui oblige à acheter un lecteur de cassettes à 400 $ pour nous comprendre ».

En 1983, le groupe sortit un album-concept, Killroy was Here, parodiant la Moral Majority.

Un exemple très connu de supposé message en backmasking est celui de la chanson de 1971 de Led Zeppelin, Stairway to Heaven.

Une partie de la chanson jouée à l’envers laissait prétendument entendre des paroles commençant par « Here’s to my sweet Satan » (« Voici pour mon doux Satan »).

Le groupe a pour l’essentiel ignoré de telles allégations. En réponse, Swan Song Records a expliqué que leurs « plaques tournantes ne jouent que dans une seule direction – en avant ». L’ingénieur audio des Led Zeppelin, Eddie Kramer, a commenté en qualifiant ces allégations de « totalement et complètement ridicules.

Pourquoi passeraient-ils autant de temps à l’enregistrement pour quelque chose d’aussi stupide !!.

Robert Plant s’est exprimé avec frustration contre les accusations relayées en 1983 par le magazine Musician : « Pour moi c’est très triste, car Stairway to Heaven a été écrite avec les meilleures intentions, et aussi loin que de faire des enregistrements à l’envers et de mettre des messages à la fin, ce n’est pas ma conception de la musique ». Un autre prétendu message en backmasking très connu est :

« It’s fun to smoke marijuana » (« c’est marrant de fumer de la marijuana »),dans la chanson de Queen, Another One Bites the Dust. Ces accusations sont démenties de la même façon par le porte-parole du groupe.

Groupes Chrétiens Fondamentalistes :

Différents groupes fondamentalistes chrétiens ont déclaré que Satan (et les musiciens influencés par Satan) utilise les messages en backmasking pour altérer le comportement des gens de façon subliminale.

Le pasteur Gary Greenwald a prétendu que les messages subliminaux en backmasking dans le rock pousse ceux qui les écoutent vers le sexe et la drogue. Le pasteur Jacob Aranza écrivit, en 1982, dans son livre intitulé Les messages en backmasking démasqués, que les groupes de rock « utilisent la technique du backmasking pour véhiculer des messages sataniques ou relatifs aux drogues vers le subconscient ». Le DJ chrétien Michael Mills argumenta en 1981 que « l’esprit subconscient est réellement affecté par la répétition du rythme et des paroles – à travers les messages subliminaux ». Mills a fait une tournée en Amérique pour prévenir les parents chrétiens des messages subliminaux dans le rock. Plusieurs sites internet chrétiens ont déclaré que la technique du backmasking est largement utilisée pour répandre des messages sataniques.

Le site internet du groupe Dial-the-Truth Ministries en Alabama défend l’idée d’un message satanique en backmasking dans la chanson Stairway to Heaven, avec le message qui commence par « Here’s to my sweet Satan » (« Voici pour mon doux Satan »)

6_THE MUSIC INDUSTRY EXPOSE

7_THE MUSIC INDUSTRY EXPOSE

8_THE MUSIC INDUSTRY EXPOSE

9_THE MUSIC INDUSTRY EXPOSE

Effet Stroop :

En psychologie, l’effet Stroop (aussi connu sous le nom d’effet Jaensch), désigne l’interférence produite par une information non pertinente lors de l’exécution d’une tâche cognitive.

La difficulté à ignorer, ou « filtrer », l’information non pertinente se traduit par un ralentissement du temps de réaction. Jusqu’à aujourd’hui, la situation expérimentale imaginée par John Ridley Stroop en 1935 reste la plus courante pour observer cet effet : elle consiste à faire dénommer la couleur de mots dont certains sont eux-mêmes des noms de couleurs (qu’il s’agit donc d’ignorer).

Le test de Stroop utilisé en neuropsychologie existe sous différentes variantes qui visent à évaluer l’attention sélective ou les capacités d’inhibition qui font partie des fonctions exécutives d’un individu dans un contexte clinique ou de recherche.

Histoire :

L’effet fut découvert en 1935 par John Ridley Stroop lors de l’expérience suivante : les sujets devaient identifier la couleur d’un mot (tâche principale) sans lire le mot lui-même.

Ainsi, le temps de réaction – en d’autres termes le temps nécessaire à l’identification de la couleur avec laquelle le mot est écrit – est beaucoup plus long lorsque le mot est incongruent (le mot « bleu » écrit en « rouge ») que lorsque le mot est congruent (le mot « rouge » écrit en rouge) ou neutre (le mot « lion » écrit en rouge).

Le pourcentage d’erreurs (dire bleu lorsque le mot « bleu » est écrit en rouge) est également plus élevé en présence des mots incongruents. Il existe donc un effet d’interférence sémantique, ou effet Stroop, provoqué par la lecture automatique du mot.

Une expérience proche du protocole de Stroop fut menée en 1997 par Besner, Stolz et Boutilier.

Ces derniers utilisèrent des mots congruents et incongruents mais introduisirent deux conditions. Dans la première condition, toutes les lettres étaient de la même couleur (condition unicolore).

Dans la seconde, seule une lettre était colorée, les autres étant grises (condition bicolore). Les volontaires devaient identifier le plus rapidement possible la couleur du mot tout en ignorant sa lecture, de même que dans l’expérience menée par Stroop en 1935.

L’effet d’interférence sémantique était alors plus faible lorsqu’une seule lettre était colorée que dans la condition unicolore. Ces résultats posèrent un nouveau problème : si les mots sont lus de façon automatique, l’effet Stroop ne devrait-il pas être le même dans les conditions unicolores et bicolores?

Les auteurs suggérèrent que l’atténuation de l’effet Stroop observée dans la condition bicolore était due à un blocage temporaire du traitement sémantique du mot présenté.

Une troisième expérience, menée en 2007, tente d’expliquer ce phénomène. Augustinova et Ferrand placent systématiquement la lettre changeant de couleur au début du mot. Dans une première expérience, la première lettre est écrite d’une couleur et le reste est écrit en gris (rouge).

Dans une seconde expérience, la première lettre est écrite d’une couleur et le reste du mot est écrit dans une autre couleur (Vert).

Dans les deux expériences, les auteurs demandent aux volontaires de se concentrer sur la première lettre du mot et d’indiquer sa couleur.

Ils obtiennent un effet d’interférence de type Stroop dans les deux cas. En d’autres termes, les sujets mettent plus longtemps à identifier la couleur de la première lettre si celle-ci est différente de la couleur désignée par le mot.

Les sujets sont donc incapables de bloquer complètement le traitement sémantique du mot. Augustinova et Ferrand suggèrent alors que la diminution de l’effet Stroop (observée par Besner et al.) n’est pas due à un blocage de l’activation sémantique, mais à un contrôle de cette information.

À la suite des expériences de Stroop, des chercheurs ont analysé la couleur des mots liés par leur signification, ce qui les a conduit à la conclusion que le cerveau reconnait les mots sans efforts.

Ils ont appelé ce phénomène «l’hypothèse de la reconnaissance automatique mot » qui induit que le processus de lecture automatique ne peut pas être « désactivé ».

La compréhension du sens des mots dans la lecture se fait inconsciemment. Ils ont aussi constaté que le fait de nommer des couleurs requiert plus d’efforts pour le cerveau que la lecture, car c’est une pratique à laquelle les gens sont moins habitués, ce qui pourrait atténuer la portée des tests de Stroop.

Les résultats de son étude ont fait apparaître qu’il fallait en moyenne plus de 74 % de temps aux gens qui s’étaient prêtés à ses expériences pour nommer les couleurs d’encre de mots incongrus.

Exemple d’effet Stroop :

Nommer la couleur dans laquelle est écrit chacun de ces mots le plus rapidement possible :

Vert     Rouge     Bleu     Jaune       Bleu     Jaune
Bleu     Jaune     Rouge     Vert     Jaune     Vert

D’après l’effet Stroop, la première liste est plus facile que la seconde dans laquelle le mot et la couleur sont incongruents.

Autres Artistes Représentatif :

Erick Morillo   –   SharamRichard Grey   –   Abel The Kid
Antranig   –   Jose NunezSander Kleinenberg   –   Jerry RoperoSandy Vee   –   Serge DevonNick Corline   –   Benny BenassiEddie Thoneick   –   KC TaylorMarkus Binapfl   –   Carl Kenned

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Paix et sincérité à tous.

Eveil-delaconscience