Société théosophique : Du totalitarisme a l’eugénisme ?!

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Chers lecteurs ,

 La théosophie en elle même est l’apogée philosophique à travers lequel l’être humain tente de connaître « le Divin » et les mystères de la Vérité.

La Société théosophique

est une association internationale prônant la renaissance du principe théosophique ancien selon lequel toutes les religions et philosophies possèdent un aspect d’une vérité plus universelle. Sa devise est : « Il n’y pas de religion supérieure à la vérité ». Son enseignement repose sur un syncrétisme liant le bouddhisme, l’hindouisme, l’ésotérisme et de manière générale toutes les autres traditions religieuses.

France's Interior minister Manuel Valls in visits for a meeting

12_Hitler - La Religion et les Civilisations Anciennes a Aujourd'hui - Eugénisme nazis -

Le totalitarisme ,

est l’un des trois grands types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme.C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société.

C’est un concept forgé au XXe siècle, durant l’entre-deux-guerres, avec une apparition concomitante en Allemagne et en URSS. Le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité. »L’expression vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des personnes, comme le ferait une dictature classique.

Le régime totalitaire va au-delà en tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.

Les caractéristiques habituellement retenues pour définir le totalitarisme sont :

un monopole idéologique, c’est-à-dire la conception d’une vérité qui ne supporte aucun doute, qui est imposée à tous et qui est généralement orientée vers la lutte contre les ennemis du régime, un parti unique contrôlant la totalité de l’appareil étatique c’est-à-dire disposant de l’ensemble des moyens de communication de masse qu’il utilise comme des instruments de propagande, qui crée des structures d’embrigadement de chaque catégorie de la société et qui dispose d’une direction centrale de l’économie.

Le parti unique est dirigé idéalement par un chef charismatique et autour duquel est formé un « culte du chef », faisant de lui plus qu’un simple dictateur mais plutôt un guide pour son peuple car lui seul en connaissant les véritables aspirations. Un monopole de la force armée, un système à la fois policier qui a recours à la terreur avec par exemple un réseau omniprésent d’agents dormants et de surveillance des individus, basée sur la suspicion, la dénonciation et la délation ; et à la fois concentrationnaire car tout individu est potentiellement suspect.

Ainsi ces systèmes ont systématiquement recours à l’emprisonnement, la torture et l’élimination physique des opposants ou personnes soupçonnées comme telles, et la déportation des groupes de citoyens jugés « suspects », « inutiles » ou « nuisibles ».

Les origines du concept

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On peut définir le totalitarisme comme une idéologie qui « nie toute autonomie à l’individu et à la société civile et s’emploie a les supprimer autoritairement au profit d’une vision moniste du pouvoir et du monde ; recouvrant tous les aspects de la vie humaine, cette idéologie fonde et justifie la domination absolue de l’État ».

À partir de cette définition simple et très généralement admise, ont été développées des interprétations et surtout des utilisations du concept de totalitarisme. Elles s’appuient en particulier sur l’analyse développée par Hannah Arendt (1906-1975) dans Les origines du totalitarisme (1951).

L’ adjectif « totalitaire » (« totalitario ») apparut en Italie dès le mois de mai 1923 (on prête parfois son invention à Giovanni Amendola, opposant et victime du fascisme). Ce concept fut d’emblée un instrument de pensée et de lutte politique. Son emploi se répandit dans les milieux antifascistes italiens.

15_La Religion et les Civilisations Anciennes a Aujourd'hui - Croix gammée symbole nazis et swatiska

Ainsi Carlo Sforza (libéral républicain), Gaetano Salvemini (gauche anticommuniste) et surtout Luigi Sturzo (démocrate-chrétien) furent dans l’Entre-deux-guerres des utilisateurs du concept de totalitarisme. En 1925, les théoriciens du fascisme reprirent de manière opportuniste le terme à leur compte, en lui attribuant une connotation positive, celle d’unité du peuple italien. Benito Mussolini exaltait sa « farouche volonté totalitaire », appelée à délivrer la société des oppositions et des conflits d’intérêts.

Dans la seconde moitié des années 1920, l’ancien président du Conseil des ministres italien Francesco Saverio Nitti « aurait le premier établi des rapprochements entre la structure du fascisme italien et le bolchevisme ». Giovanni Gentile, théoricien du fascisme, mentionna le totalitarisme dans l’article « doctrine du fascisme » qu’il écrivit pour Enciclopedia Italiana et dans lequel il affirma que « … pour le fasciste tout est dans l’État et rien d’humain et de spirituel n’existe et il a encore moins de valeur hors de l’État. En ce sens le fascisme est totalitaire… ».

L’écrivain allemand Ernst Jünger, par son exaltation de la « mobilisation totale », décrit les contours du totalitarisme. Il célèbre la guerre et la technique moderne comme annonciatrices d’un nouvel ordre, incarné par la figure de l’ouvrier-soldat, œuvrant au sein d’une société encadrée et disciplinée comme une armée.

Selon lui, la Première Guerre mondiale avait marqué un tournant historique vers cette forme nouvelle de civilisation :

pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, les forces humaines et matérielles du monde industriel moderne avaient été mobilisées dans leur « totalité » pour accomplir l’effort de guerre.

La première utilisation du terme de totalitarisme pour désigner dans le même temps les États fasciste et communiste semble avoir été faite en Grande-Bretagne en 1929.

Dans les années 1930, le concept fut utilisé sous la plume d’écrivains pro-nazis. Carl Schmitt employait ce terme pour mettre en lumière la crise du libéralisme et du parlementarisme et exprimer la nécessité d’une politique plus autoritaire. Simone Weil écrivait en 1934 :

« il apparaît assez clairement que l’humanité contemporaine tend un peu partout à une forme totalitaire d’organisation sociale, pour employer le terme que les nationaux-socialistes ont mis à la mode, c’est-à-dire à un régime où le pouvoir d’État déciderait souverainement dans tous les domaines, même et surtout dans le domaine de la pensée. »

Le régime autoritaire franquiste issu de la guerre civile espagnole s’est défini comme totalitaire dans ses premières années, affirmant ainsi sa parenté avec le fascisme, avant d’effacer ce terme de la constitution. Il en est de même du régime impérial japonais lors de la première partie de l’ère Shōwa, à compter de la constitution de l’Association de Soutien à l’Autorité Impériale.

En 1940, dans une entrevue accordée au New York Herald, le ministre des Affaires étrangères du cabinet de Fumimaro Konoe, Yōsuke Matsuoka, n’hésitait pas à faire l’apologie du totalitarisme, prédisant sa « victoire sans équivoque dans le monde » et « la banqueroute du système démocratique ».

Définition selon Bernard-Henri Lévy

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Bernard-Henri Lévy opère une critique du totalitarisme proche de celle d’André Glucksmann, et des prises de position que prend Michel Foucault en 1977.

Centrée par Glucksman sur la question de la responsabilité de la philosophie allemande dans la construction du nazisme et du stalinisme, la critique qu’envisage Lévy, et sa définition du schéma totalitaire, se déplacent sur le terrain de la désirabilité de la révolution, selon des données que Foucault conçoit ainsi dans un entretien publié en 1977 :

« Le retour de la révolution, c’est bien là notre problème. Il est certain que, sans lui, la question du stalinisme ne serait qu’une question d’école – simple problème d’organisation des sociétés ou de validité du schéma marxiste. Or c’est de bien autre chose qu’il s’agit, dans le stalinisme. Vous le savez bien : c’est la désirabilité même de la révolution qui fait aujourd’hui problème.»

Dans son essai, La Barbarie à visage humain, Bernard-Henri Lévy met en cause la positivité pure liée au désir de la révolution – non pas d’une révolution, mais de la révolution, décisive, radicale, finale –, et à l’optimisme conceptuel, délibéré et assumé, qui « dope » alors la pensée. L’optimisme ne dépend plus, dans ce cas, d’un trait de caractère, mais d’une construction idéologique.

Désir du meilleur, l’optimisme ainsi conçu créerait la condition qui permet d’accomplir jusqu’au pire avec la conviction de s’améliorer sans cesse.

Les totalitarismes, quelles que soient leurs différences par ailleurs, se reconnaîtraient, tant dans leur théorie que dans leur pratique, à l’exigence de requérir la perception d’une dynamique purement positive, optimisante et énergisante, associée à l’idée d’une providence toute-puissante et naturelle, qui mènerait nécessairement les hommes vers une « société bonne » méthodiquement « épurée » de ses éléments « corrupteurs ».

 

L’eugénisme

peut être défini comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à intervenir sur le patrimoine génétique de l’espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé.

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Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de l’« enfant parfait », ou du moins indemne de nombreuses affections graves.

Le terme eugenics a été employé pour la première fois en 1883 par le scientifique britannique Francis Galton dont les travaux ont grandement participé à la constitution et à la diffusion de l’idéologie eugéniste.

Mené par des scientifiques et des médecins, le mouvement de promotion de l’eugénisme qui se met en place au tournant du XXe siècle milite en faveur de politiques volontaristes d’éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés bénéfiques. Son influence sur la législation s’est traduite principalement dans trois domaines : la mise en place de programmes de stérilisations contraintes, le durcissement de l’encadrement juridique du mariage et la restriction de l’immigration.

Dans la période contemporaine, les progrès du génie génétique et le développement des techniques de procréation médicalement assistée ont ouvert de nouvelles possibilités médicales (diagnostic prénatal, diagnostic préimplantatoire…) qui ont nourri les débats éthiques concernant la convergence des techniques bio-médicales et des pratiques sélectives.

La séparation sociale

1_Grande-Bretagne - les enfants génétiquement modifiés bientôt autorisés

Pour Galton, les classes sociales possèdent des qualités propres, transmises héréditairement. La préservation des qualités des familles de bonne lignée nécessite d’éviter le mélange des sangs qui ne peut conduire qu’à la disparition des caractères les plus hauts de la race humaine.

Cette représentation du monde, qui préexiste à ses travaux « eugéniques », le conduit à traduire les différences sociales sur un strict plan biologique. Elle valorise explicitement un modèle d’homme qui correspond précisément au groupe social dont Galton est issu :

l’élite de la société britannique correspond pour lui aux professions libérales, aux vieilles familles de l’aristocratie terrienne et aux hommes de science. Les nouvelles fortunes, bâties sur l’industrie et le commerce, ne trouvent pas grâce à ses yeux.

Sur le plan politique, l’eugénisme galtonien apparaît ainsi comme une théorie défensive qui vise à protéger un groupe social défini contre une menace largement fantasmée. Sous couvert d’une apparente scientificité, elle revient en effet à préserver le maintien de l’ordre social en exigeant une stricte limitation des unions entre les individus d’origines sociales différentes.

La civilisation contre la sélection naturelle

Les eugénistes trouvent dans la lecture de L’Origine des espèces de Darwin, et dans le déplacement de ses conclusions à l’espèce humaine, une clé explicative de leur hantise de la décadence. De leur point de vue, la civilisation, en enrayant les mécanismes de la sélection naturelle, court à sa perte.

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Les dispositifs sociaux de protection des plus pauvres, des malades et des plus faibles en général constituent la première de leurs cibles. Pour Clémence Royer, la première traductrice de Charles Darwin en France, la charité chrétienne puis les valeurs de solidarité développées avec les idées démocratiques ne peuvent que mener à la dégénérescence de la race humaine.

Galton partage largement les positions de Royer. Comme nombre de ses confrères eugénistes après lui, il s’est converti, après la lecture de l’ouvrage phare de son cousin, à un antichristianisme farouche. Sur le plan politique, s’il n’embrasse pas explicitement le credo de l’anthropologue français Vacher de Lapouge qui entendait substituer à la formule révolutionnaire « Liberté, égalité, fraternité » celle de « Déterminisme, Inégalité, Sélection », il s’oppose aux principes de l’égalité naturelle et donc politique des hommes.

La science, alliée du progrès sociétal ?

Malgré la menace de la dégénérescence, l’eugéniste reste marqué par quelque optimisme (voir l’article Scientisme), pourvu que l’homme daigne utiliser les enseignements de la science. Le salut de la civilisation, en tout cas occidentale, passe par la prise en compte par le politique des acquis scientifiques. Galton place ainsi ses espoirs dans la science, présentée comme un substitut préférable aux religions traditionnelles.

Vacher de Lapouge résume cette idée, centrale chez les eugénistes, quand il affirme que « c’est la science qui nous donnera […] la religion nouvelle, la morale nouvelle, et la politique nouvelle ».

Si les règles sociales sont venues perturber le processus de sélection naturelle, il faut donc pour les eugénistes exercer, en lieu et place de la nature, les mesures sélectives indispensables à l’évolution de l’espèce humaine, bien que pas nécessairement par les mêmes moyens (on peut évoquer par exemple Singapour accordant des primes à des couples dont les deux membres sont issus de l’enseignement supérieur).

Documentaires :

 

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Quand les hommes cesseront de se mentir , ils cesseront de mentir aux autres. Ce sera le commencement de la véritable humanité.C’est ce que nous défendons.

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Paix et sincérité à tous !

Eveil-delaconscience