La vérité : Une idée préconçue du passé selon HUME

Vous êtes bien plus qu’une simple personne qui vit sur un enchevêtrement d’idée préconçue du passé non ? comment le savez vous ? Et si notre réalité était préconçue selon un ordre d’idées du passé, penseriez-vous différemment dans les années qui vont suivre ? La dissociation est la première clé, notre réalité dépend surtout de qui nous fournit les informations.

Bertrand Arthur William Russell nous donne une explication dans sa théorie des descriptions.

Le problème d’induction de Hume sous-tend qu’ aujourd’hui, notre vérité est préconçue selon un ordre d’idées et d’événement passé. Mais comment savons-nous demain, que cette vérité ne sera pas la même dans le futur ?

David Hume (7 mai 171125 août 1776) est un philosophe, économiste et historien écossais. Il est considéré comme un des plus importants penseurs des Lumières (avec Adam Smith et Thomas Reid) et est un des plus grands philosophes et écrivains de langue anglaise.

Fondateur de l’empirisme moderne (avec Locke et Berkeley), l’un des plus radicaux par son scepticisme, il s’opposa tout particulièrement à Descartes et aux philosophies considérant l’esprit humain d’un point de vue théologicométaphysique : il ouvrit ainsi la voie à l’application de la méthode expérimentale aux phénomènes mentaux.

La vérité (du latin veritas, « vérité », dérivé de verus, « vrai ») est la correspondance entre une proposition et la réalité à laquelle cette proposition réfère.

David Hume à réfléchi au fait que nous ne raisonnons souvent à partir de ce qui a été observé dans le passé vers ce qui sera observé dans le futur. Par exemple, puisque tout les humains pensent à une chose et la considère comme une vérité, nous pouvons aussi sous-entendre qu’elle le sera aussi dans les années à venir.

Plus simple – Les émeraudes trouvées à ce jour sont vertes, nous pouvons inférer que toutes celles qui seront découvertes le seront aussi. Ce raisonnement s’appelle « une inférence inductive »

Hume formule ainsi cette règle de l’induction : interféré que les régularités observées dans le passé se prolongent dans le futur. Puis il constate que certaines interférences inductives obéissant à cette règle ne sont pas valide par déduction. Il est logiquement possibles que « toutes les émeraudes observées sont vertes » soit vrai alors que «  toutes les émeraudes sont vertes » soit faux. «  si des interférences inductive ne sont pas valides, pourquoi devrions-nous penser qu’elles nous mènent à coup sur à des vérités ? » se demande Hume.

Peut-être que toutes les émeraudes observées jusqu »a aujourd’hui sont vertes, mais si demain elle étaient bleus ? Il affirme qu’il ne peut y avoir d’argument non circulaire prouvant que la règle inductive mène à des vérités, même si c’est généralement le cas.

Il pense que, bien que l’induction ne soit pas justifiée, il est dans la nature humaine de faire des inférences inductives. De nombreux philosophes ont relevé le défi de son argument et tenté de produire une démonstration non circulaire de la fiabilité et de l’induction, mais jusqu’à présent aucun n’y est parvenu et, si Hume a raison, aucun n’y parviendra jamais.

idées complexes et relations

Les idées ne sont pas seulement des objets inertes de l’esprit, elles se présentent dans l’imagination selon certaines relations remarquables et avec une cohérence qui les rendent le plus souvent « intelligibles ». Il y a, pour Hume, sept relations fondamentales (qu’il appelle « relations philosophiques ») :

  • ressemblance ;
  • contrariété ;
  • degrés d’une qualité quelconque ;
  • proportion de quantité ou de nombre ;
  • identité ;
  • relations de temps et de lieu ou contiguïté ;
  • causalité.

Ces relations sont celles avec lesquelles l’esprit relie spontanément des perceptions ou des idées. Elles lui sont naturelles, c’est-à-dire qu’elles constituent la logique avec laquelle il relie des idées. Sur ces sept relations, seules les quatre premières sont susceptibles de certitudes ; les trois dernières, en effet, soit n’existent que dans l’esprit (identité, contiguïté), soit ne peuvent pas être directement perçues par l’esprit (causalité).

Les impressions et les idées sont les atomes ultimes dont la combinaison ou la fusion (qui s’opère selon une ou plusieurs des relations ci-dessus selon les cas) constitue l’intégralité du monde empirique, moral et intellectuel. Impressions et idées sont ainsi les seules sources de nos connaissances. Ultimement, pour Hume, toute la philosophie, en y comprenant la théorie de la science de l’homme, la philosophie des sciences et les sciences elles-mêmes, se ramène à la philosophie de l’esprit.

La science de l’homme

Le projet général de Hume est d’établir une nouvelle manière d’étudier l’homme, en lui appliquant les méthodes des sciences de la nature. Bien que cette nouvelle science de l’homme apparaisse historiquement après les autres sciences, et s’aide de leur méthodologie, elle est pour Hume la science fondamentale qui nous permet, sinon d’expliquer, du moins de décrire les autres sciences, et d’établir l’étendue de nos connaissances :

« Il est évident que toutes les sciences, d’une façon plus ou moins importante, ont une relation à la nature humaine, et que, si loin que l’une d’entre elles peut sembler s’en écarter, elle y revient toujours d’une façon ou d’une autre. Même les mathématiques, même la philosophie naturelle et la religion naturelle dépendent dans une certaine mesure de la science de l’HOMME, car elles tombent sous la connaissance des hommes et sont jugées par leurs pouvoirs et leurs facultés. Il est impossible de dire quels changements et quelles améliorations nous pourrions faire dans ces sciences si nous connaissions entièrement l’étendue et la force de l’entendement humain »

Les perceptions de l’esprit

Hume prend pour point de départ de son enquête ce qu’il appelle les perceptions de l’esprit14. Ces perceptions sont de deux sortes :

les impressions : « Les perceptions qui entrent avec le plus de force et de violence, nous pouvons les nommer impressions ; et sous ce terme, je comprends toutes nos sensations, passions et émotions, telles qu’elles font leur première apparition dans l’âme.

Les idées : « Par idées, j’entends les images affaiblies des impressions dans la pensée et le raisonnement. Telles sont, par exemple, toutes les perceptions excitées par le présent discours, à l’exception seulement de celles qui proviennent de la vue et du toucher, et à l’exception du plaisir immédiat ou du désagrément qu’il peut occasionner. »

Cette division correspond à la différence entre sentir et penser : « Chacun, de lui-même, percevra facilement la différence entre sentir et penser. »

Condensé :

Dès que Hume mis à application la théorie que « toutes les émeraudes observées sont vertes » aujourd’hui, mais certainement pas demain, il commença à douter de tout : Le soleil s’était levé tous les matin jusqu’a aujourd’hui, mais allait-il apparaître demain ?

Réflexion :

Peter strawson affirme que la règle de l’induction ne demande aucune justification puisque être rationnel – du moins en partie – signifie raisonner de manière inductive. Max black dit qu’une interférence inductive particulière peut se justifier par la règle qui « infère que le futur sera comme le passé » et que cette règle est justifiée puisqu’elle a toujours fonctionné dans le passé. Beaucoup tente de prouver que, s’il existe un moyen fiable d’inférer le futur de passé, alors l’induction sera fiable. Aucune de ces réactions ne vient contrer la proposition de Hume, puisqu’elles ne prouvent pas la fiabilité de la règle d’induction.

Sources :

David Hume

Max Black

Peter Strawson

Wikipédia

Ce/ces informations vous aideront à comprendre les théories philosophiques passées et/où futur, elles sont seulement à titre informatif. Eveil-delaconscience ne prouve en rien la chronologie ni la véracité des faits exposés. Pour la plupart des cas, ce sont les initiés qui ont fait L’histoire, tout en nous faisant croire que c’est une vérité. Comme présenté ici.

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