Annie Besant : Fondatrice de la Première Loge du Droit Humain en Angleterre ?!

1_Annie Besant Fondatrice de la Première Loge du Droit Humain en Angleterre

L’Ordre maçonnique mixte international « le Droit Humain » est une obédience maçonnique fondée à la fin du XIXe siècle. Créé pour affirmer l’égalité de l’homme et de la femme devant l’initiation maçonnique, il est aujourd’hui présent dans plus de 60 pays dans le monde, et sur les cinq continents ?

Annie Besant Wood fut une théosophiste, militante des droits des femmes, écrivain, et défenseur de l’autonomie irlandaise et indienne.

Elle considéra son entrée en franc-maçonnerie comme une extension de son combat pour les droits des femmes. Elle voyait la franc-maçonnerie comme un « mouvement qui pratique la véritable fraternité, dans laquelle les femmes et les hommes travaillent côte à côte pour le perfectionnement de l’humanité.
Elle voulut immédiatement être admise dans cette une nouvelle organisation maçonnique mixte qui venait de voir le jour: Le Droit Humain.

Le lien fut fait en 1902 par Francesca Arundale qui accompagna Annie Besant à Paris, avec six de ses amis. Ils furent tous reçus aux trois degrés et Annie retourna en Angleterre détentrice d’une une charte qui lui permit de fonder la première Loge de « La Maçonnerie Mixte Internationale, Le Droit Humain ».

Annie Besant
1 octobre 1847 – 20 Septembre 1933

Féministe et socialiste :

Sans revenu, Annie Besant dut chercher du travail d’autant plus que ses relations lui fermèrent leur porte, en raison du scandale moral et religieux qu’elle avait causé. Après diverses tentatives infructueuses, elle fut accueillie finalement par un couple américain installé à Londres, Ellen et Moncure Daniel Conway. Ce dernier avait été un ardent défenseur de Voysey et se sentait en partie responsable de la situation d’Annie Besant. Elle travailla un temps avec lui, l’aidant en traduisant des ouvrages allemands dont il avait besoin pour la rédaction d’un des siens. Puis, elle fut engagée comme gouvernante chez un pasteur de Folkestone. En avril 1874, sa mère Emily Wood, tomba gravement malade et Annie se rendit à ses côtés pour l’assister dans ses derniers instants. Sur son lit de mort, sa mère tenta de la faire revenir dans le giron de l’Église anglicane et de lui faire à nouveau accepter la communion. Elle accepta la communion, administrée aux deux femmes par Arthur Penrhyn Stanley, les autres pasteurs appelés ayant refusé

Après le décès de sa mère, pour payer le loyer de ses deux pièces sur Colby Road, Annie Besant écrivit de nombreux pamphlets pour l’éditeur Thomas ScottN 8. Elle signa de son nom de femme mariée et s’y déclarait théiste. Elle passait ses journées à travailler dans la « reading room » de la British Library. Elle prit aussi contact avec la National Secular Society de Charles Bradlaugh avec qui elle se lia d’amitié. Elle évolua alors vers l’athéisme. Le 25 août 1874, malgré l’opposition de son mari qui ne put cependant l’empêcher, elle donna sa première conférence, intitulée « The Political Status of Women.

Théosophie :

Annie Besant avec Henry Steel Olcott (à gauche) et Charles Leadbeater (à droite) à Adyar, Madras en décembre 1905.

Les liens noués entre W. T. Stead et Annie Besant au moment du Bloody Sunday avaient eu pour celle-ci une autre conséquence. Le journaliste avait le même genre d’interrogations spirituelles qu’elle. Il avait même créé une Église destinée à régénérer le christianisme. Elle commençait à considérer que si l’athéisme lui avait apporté la paix en supprimant un Dieu injuste, il n’était cependant pas la réponse à ses questionnements.

Théosophie :

Annie Besant avec Henry Steel Olcott (à gauche) et Charles Leadbeater (à droite) à Adyar, Madras en décembre 1905.

Les liens noués entre W. T. Stead et Annie Besant au moment du Bloody Sunday avaient eu pour celle-ci une autre conséquence. Le journaliste avait le même genre d’interrogations spirituelles qu’elle. Il avait même créé une Église destinée à régénérer le christianisme. Elle commençait à considérer que si l’athéisme lui avait apporté la paix en supprimant un Dieu injuste, il n’était cependant pas la réponse à ses questionnements.

En 1889,

William Thomas Stead demanda à Annie Besant de préparer pour la Pall Mall Gazette un compte-rendu de la Doctrine Secrète d’Helena Blavatsky (appelée souvent « Madame Blavatsky »). Elle en fut émerveillée : elle avait trouvé la réponse à toutes les interrogations métaphysiques et spirituelles qui la taraudaient depuis l’enfance.

La théosophie, inspirée des sagesses orientales, considère que toutes les religions ne sont que des variations d’une Sagesse universelle première. Elle sembla à Annie Besant être la Vérité qu’elle avait toujours cherchée. Elle rencontra Madame Blavatsky et fut impressionnée malgré elle par la culture de cette femme de plus de cent kilos qui ne se déplaçait plus qu’en fauteuil roulant. Elle lut les diverses critiques adressées à la théosophie et à Madame Blavatsky : elle n’y vit pas plus que les critiques qui lui avaient été adressées à elle tout au long de sa carrière. Elle se déclara donc ouvertement théosophe et devint membre de la Société théosophique.

Ses amis (qui devinrent rapidement ses anciens amis) en furent horrifiés : Charles Bradlaugh le premier, même s’ils s’étaient déjà éloignés lorqu’Annie Besant était devenue socialiste, mais aussi George Bernard Shaw. Ils considéraient qu’ils perdaient une des plus ardentes militantes de la libre-pensée et de la réforme sociale. Elle quitta en effet d’abord la National Secular Society puis la Fabian Society puis le London School Board et enfin la Social Democratic Federation. Malgré tout, elle n’abandonna pas la lutte politique pour autant : dans son tout premier article théosophe (« Practical Work for Theosophists »), elle suggérait aux membres de la société d’acheter des actions des entreprises qui exploitaient leurs ouvriers afin d’en prendre le contrôle et de les réformer. Elle fonda dès 1891 une ligue des ouvriers théosophes. Elle consacra ses conférences à la théosophie dont elle devint rapidement une des principales animatrices et pour laquelle elle transforma sa maison pour en faire un lieu de réunion.

2_Annie Besant Fondatrice de la Première Loge du Droit Humain en Angleterre

En 1890,

ses deux enfants, Digby (vingt-et-un ans) et Mabel (dix-neuf ans) la rejoignirent, comme elle l’espérait, dès qu’ils se trouvèrent en âge de pouvoir décider de leur sort, hors de l’autorité paternelle.

En 1891,

lorsque Madame Blavatsky décéda, Annie Besant prit la direction de la Société théosophique pour l’Europe et l’Inde. En 1893, après avoir participé au « Parlement mondial des religions » lors de l’Exposition universelle de Chicago, elle s’installa en Inde. Elle déclara y avoir trouvé sa patrie spirituelle et prit l’habitude de s’habiller à l’indienne. Cependant, elle y trouva la société théosophique en pleine tourmente. De nombreux scandales avaient été en effet « révélés » par la presse : usage de faux ou mœurs de certains membres. Elle se battit alors pour rétablir la réputation de sa société. En 1907, elle en devint la présidente, succédant au colonel Henry Steel Olcott et fut réélue à ce poste jusqu’à sa mort. Elle établit le centre de la société à Adyar, près de Chennai. Elle y découvrit Krishnamurti en 1909. Elle voyait en lui le futur « guide spirituel » (« World Teacher ») et participa à son éducation. S’il renonça à la théosophie en 1929, il ne renia ni sa mère adoptive, ni son rôle spirituel.

Henry Steel Olcott ;

(2 août 1832 à Orange dans le New Jersey17 février 1907 à Adyar, Madras), est un militaire et journaliste américain connu pour avoir fondé et dirigé la Société théosophique.

Tout d’abord formé à l’agriculture biologique, Henry Steel Olcott se fit une réputation en publiant aux États-Unis un livre sur l’acclimatation du sorgho. Lorsque la guerre de Sécession éclata, il devint soldat, puis colonel. Il gagna ses galons uniquement grâce à ses dons pour l’intendance, sans jamais avoir porté un fusil ; il était d’ailleurs pacifiste. Il fut chargé de mettre au jour les fraudes qui se produisaient dans les fournitures de guerre. Le gouvernement américain le couvrit d’éloges pour le soin, le tact et la sûreté dont il fit preuve.

Il ouvrit ensuite un cabinet d’avoué où il fut attaché comme conseiller en affaires. Franc-maçon, il était aussi passionné par l’occultisme et la magie. Il s’intéressa aux phénomènes spirites qui étaient très à la mode à cette époque. Il rencontra Madame Blavatsky pour la première fois en 1874, tandis qu’il menait des investigations pendant trois ou quatre jours sur les manifestations spirites se produisant dans une ferme du Vermont, dans la ville de Chittenden (matérialisation ou solidification de défunts).

En 1875, avec Madame Blavatsky, William Quan Judge et quelques autres, il participa à la fondation de la Société théosophique, à New York, aux États-Unis. Le Colonel Olcott en fut le Président jusqu’à sa mort. Subjugué par la femme étonnante et hors norme qu’était Mme Blavatsky, il devint son secrétaire et son élève.

Il confia dans son journal intime Old Diary Leaves que ce fut la découverte des sorties hors du corps qui le détermina à se retirer en Inde et que ce fut un facteur déterminant pour le développement de la Société Théosophique. Il traduisit en anglais un ouvrage français sur ce sujet auquel il ajouta le fruit de ses propres observations.

Pour respecter ses dernières volontés, son corps fut brûlé le 17 février 1907 dans le parc de la Société Théosophique à Adyar en Inde.

Indépendance de l’Inde :

Renouveau intellectuel de l’Inde

Parallèlement à son activité spirituelle dans la société théosophique, elle commença à s’intéresser au sort moral de son pays d’adoption : l’Inde. Elle critiquait depuis longtemps le joug politique, économique et moral du Royaume-Uni sur la région. Elle considérait que l’attitude britannique était en train de briser l’Inde. Elle voulut lui redonner sa grandeur. Elle commença par fonder des écoles et lycées pour encourager la redécouverte locale de la philosophie, de la littérature, de la religion et des arts indiens (Central Hindu College en 1898, un lycée de garçons, la Central Hindu Girls’ School, un lycée de filles, en 1904, et enfin la Hindu University en 1911 à Bénarès).

Elle milita aussi pour les droits sociaux des Indiens, mais aussi des Indiennes. Elle s’engagea à nouveau en politique. À partir de 1913, elle multiplia les articles et les discours réclamant le droit à l’auto-détermination du pays. Elle considérait que le gouvernement britannique n’avait pas tenu ses promesses à l’Inde et lui conseillait de commencer à traiter les Indiens comme des égaux faute de quoi il verrait le pays lui échapper. Elle ne critiquait pas l’idée de l’Empire britannique ou de la présence britannique en Inde. Elle suggérait d’en revoir le fonctionnement, principalement via l’auto-détermination. Elle se heurta là à l’opposition de certains théosophes. Ses idées politiques et sociales étaient diffusées à travers les journaux New India et Commonwealth.

Franc-maçon :

Annie Besant portant les décors du 33edegré maçonnique.

Franc-Macon - plus haut degres 33e

Annie Besant fut l’une des fondatrices en 1893 de l’ordre maçonnique The Order of Universal Co-Freemasonry, lié à l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » de Maria Deraismes. Ce fut d’ailleurs, en uniforme de maçon, qu’elle participa à la manifestation des femmes suffragistes au moment des cérémonies de couronnement de George V le 17 juin 19112.

Franc-Macon LA PIRAMYDE

Décès :

Annie Besant mourut le 20 septembre 1933 à Adyar. Son corps fut brûlé sur un bûcher, selon la tradition hindoue. Ses cendres furent dispersées en partie dans le Gange et en partie dans le jardin de la société théosophique d’Adyar.

( Lien ) à pourvoir pour de plus amples informations :

A Partager.

Source :

http://www.eveil-delaconscience.com/tag/franc-maconnerie
http://www.francmaconcollection.fr
http://www.francmaconcollection.fr/2-PEINTURES-MACONNIQUES/franc-macons-celebres.ph

15_Les illuminati cité le 4 mai 2014 sur M6 ?? Monuments franc macon - illuminati

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